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L’I.B.G.N.

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Evaluer la qualité des milieux aquatiques gràce aux invertébrés.

L’indice Biologique Global Normalisé (IBGN) constitue une méthode d’évaluation de la qualité des cours d’eau à l’échelle de la station. Cette méthode est normalisée (Norme NF T90-350). L’IBGN permet l’évaluation de la qualité de l’eau (matières organiques essentiellement) et des habitats des petits cours d’eau peu profonds.

L’IBGN est une note de 0 à 20 attribuée au niveau d’une station de mesure après étude du peuplement d’invertébrés aquatiques (larves d’insectes, mollusques, vers, crustacés, …, de taille supérieure à 0,5 mm) des cours d’eau. La valeur de l’indice dépend de la qualité du milieu physique et de la qualité de l’eau. Cette valeur prend toute sa signification avec l’interprétation indispensable qui doit en être faite.

Cet indice a pour objectifs de :

  • Situer la qualité biologique de l’eau courante d’un site,
  • Suivre l’évolution de la qualité biologique d’un site (au cours du temps, dans l’espace (amont / aval)),
  • Évaluer l’effet d’une perturbation (exemple : un rejet) sur le milieu.
  • La phase de terrain :

Choix de la station de prélèvement : le choix de la station (sensiblement égale à 10 fois la largeur du lit mouillé) se fait en fonction de l’objectif d’étude. Station « représentative » pour définir la qualité de la rivière, station informative pour un site isolé, ou station de comparaison (avant et après une perturbation).
Choix des habitats : pour chaque station, l’échantillonnage de faune benthique est constitué de 8 prélèvements élémentaires de 1/20 m2 effectués séparément dans 8 habitats distincts. Chaque habitat est caractérisé par le couple vitesse de l’eau – substrat (nature du fond). Il est intéressant de relever sur le terrain les paramètres suivants : largeur du cours d’eau, hauteur d’eau au niveau de chaque prélèvement et le pourcentage de recouvrement de chaque habitat.
Prélèvement de la faune : le prélèvement (réalisé en débit stabilisé depuis au moins 10 jours) est effectué à l’aide d’un surber ou d’un haveneau. La période de prélèvement préconisée est celle des basses eaux estivo-automnales (concentration des pollutions, températures élevées, perturbations hydrauliques faibles).
Conservation des échantillons : les 8 prélèvements sont conditionnés séparément (formolés), leur analyse séparée fournira des indications précieuses à l’interprétation.

  • La phase de laboratoire :

La classification des êtres vivants est organisée hiérarchiquement : les espèces sont regroupées en genres, eux-mêmes regroupés en familles. Les familles sont réunies en ordres, les ordres en classes et les classes en embranchements. La détermination commence au niveau de l’embranchement et procède progressivement vers des niveaux de plus en plus fins.

Le tri : le premier tri selon les grands groupes faunistiques se fait à l’œil nu après décongélation des prélèvements au bain-Marie.
La détermination des macro invertébrés: les macro invertébrés triés sont observés à la loupe binoculaire pour être identifiés à l’aide de clés de détermination. Le niveau de détermination retenu pour la méthode (unité taxonomique) est la famille à l’exception de quelques groupes faunistiques pour lesquels c’est l’embranchement ou la classe. En France, 152 taxons ont été retenus dont 38 seront indicateurs répartis en 9 groupes selon leur sensibilité à la dégradation du milieu.
Le comptage des macro invertébrés : les macro invertébrés benthiques sont comptabilisés en effectifs vrais sous forme larvaire nymphale ou adulte si ce stade a une vie immergée. Les fourreaux et les coquilles vides ne sont pas pris en compte.

 

Après détermination de la population collectée, une grille à double entrée permet l’attribution de la note.

On détermine successivement pour la totalité des 8 échantillons d’une station :

  • en ordonnée les 9 groupes faunistiques indicateurs,
  • en abscisse les 14 classes de variété taxonomique.
  • La variété taxonomique de l’échantillon (St), égale au nombre total de taxons récoltés même s’ils ne sont représentés que par un seul individu. Ce nombre est confronté aux classes figurant en abscisse du tableau.
  • Le groupe faunistique indicateur (GI), groupe le plus sensible présent sur la station, en ne prenant en compte que les taxons indicateurs représentés dans les échantillons par au moins 3 individus ou 10 individus selon les taxons. La détermination du GI s’effectue en prospectant l’ordonnée du tableau de haut en bas (GI 9 à GI 1, ordre décroissant de polluosensibilité) et en arrêtant l’examen à la première présence significative (n 3 individus ou n 10 individus) d’un taxon du répertoire en ordonnée du tableau.
  • On déduit l’IBGN du tableau à partir de son ordonnée (GI) et de son abscisse (St). Si aucun taxon indicateur n’est présent, la note IBGN est zéro.