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Le PDPG

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Le Plan Départemental pour la Protection du milieu aquatique et la Gestion des ressources piscicoles

Le PDPG est une obligation légale : les détenteurs du droit de pêche doivent en assurer la gestion. Conformément aux articles de lois concernés, la Fédération de Maine et Loire pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique est investie, non seulement, d’une mission d’intérêt général de protection, mais aussi de mise en valeur du milieu aquatique. L’élaboration, par la Fédération, du plan Départemental pour la Protection du milieu aquatique et la Gestion des ressources piscicoles (PDPG) a pour objectif de confronter les demandes des pêcheurs à la réalité écologique du milieu.

Nombreux sont les acteurs du monde halieutique qui s’inquiètent des prélèvements piscicoles et de l’état de la ressource en tenant compte de la réalité écologique du milieu. Le PDPG ouvre des perspectives nouvelles en matière de gestion susceptibles de répondre plus précisément à l’attente des gestionnaires.

Mettre en œuvre un plan de gestion nécessite, avant toute proposition technique, de rassembler et coordonner l’ensemble des projets et des actions menées par les principaux acteurs afin de rationaliser la gestion au niveau de chaque bassin versant. A terme, l’ensemble des actions de restauration proposé aura pour but d’inciter les Associations Agréer de Pêche et Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA) à suivre des objectifs communs et à adopter des règles de gestion cohérentes.

Une démarche en 4 étapes

La définition des contextes de gestion

L’unité de gestion, nommée « contexte », représente une partie du réseau hydrographique à l’intérieur de la laquelle une population de poissons fonctionne de façon autonome en y réalisant les différentes phases de son cycle vital : reproduction, éclosion, croissance.

Le contexte est établi pour une espèce repère :

  • la truite fario pour le domaine salmonicole,
  • l’ombre commun et les cyprinidés d’eaux vives pour le domaine intermédiaire,
  • le brochet pour le domaine cyprinicole.

La délimitation des contextes obéit uniquement à des critères écologiques et s’affranchit des limites administratives. Une carte des contextes (22 cyprinicoles et 18 intermédiaires) a ainsi pu être réalisée à l’échelle du département.

L’analyse fonctionnelle du contexte

La réalisation des phases vitales de l’espèce repère (reproduction, éclosion, croissance) détermine la bonne fonctionnalité ou non du milieu. Toute perturbation susceptible de porter atteinte au bon accomplissement du cycle vital est nommée « facteur limitant ».

En conséquence, sur chaque contexte, une liste des facteurs limitant est établie ainsi que leur incidence sur chacun des 3 phases vitales de l’espèce repère.

La fonctionnalité du contexte est définie par la prise en compte des possibilités de réalisation des fonctions vitales de l’espèce repère. Cela permet de classer le contexte de trois manières :

  • Conforme : toutes les phases vitales peuvent se dérouler normalement,
  • Perturbée : au moins une des phases est compromise,
  • Dégradée : au moins une des phases est impossible et, sans apports extérieurs, l’espèce disparaît.

Une fois le contexte définit il faut proposer des « Modules d’Actions Cohérentes » (MAC). Les MAC sont des regroupements d’actions conjointes devant permettre le retour à la bonne fonctionnalité d’une des phases du cycle vital de l’espèce. Les MAC constituent les propositions techniques du PDPG.

Ce regroupement d’actions a pour but d’atteindre le Seuil d’Efficacité Technique (SET). Il correspond à une augmentation du stock de poissons adultes d’au moins 20% par rapport au nombre théorique d’adultes de l’espèce repère du contexte.

L’objectif réside donc en la proposition d’un minimum de réalisation afin d’obtenir une amélioration sensible de la ressource piscicole (SET). La phase technique du PDPG est conclue par le choix d’un mode de gestion qui engage la fédération à se positionner par rapport à la gestion patrimoniale des milieux et des ressources piscicoles.

Selon l’état fonctionnel du contexte considéré, trois types de gestion sont possibles :

  • La gestion patrimoniale : elle s’impose dans les contextes conformes. Elle permet d’exercer le loisir pêche uniquement sur la production naturelle du milieu, sans aucun repeuplement, tout en préservant la qualité du cours d’eau.
  • La gestion patrimoniale à court terme : elle est préconisée lorsque les actions programmées sont susceptibles de rétablir la conformité du milieu dans le délai de mise en œuvre du plan (5 ans).
  • La gestion patrimoniale différée : elle s’applique pour les contextes perturbés et dégradés ne pouvant espérer une évolution favorable avant 5 ans. Des repeuplements se poursuivent afin de maintenir les populations piscicoles artificiellement, tout en engageant des interventions sur le milieu.

L’évolution du milieu suite aux actions de restauration permettra de revoir les choix de gestion dans le plan suivant.

L’évaluation des coûts de restauration des contextes

L’ensemble des actions envisageables, permettant d’atteindre le SET, définies lors de la phase précédente seront chiffrées afin de déterminer le rapport coût / efficacité de chacune d’entre elles.

Cela permettra de hiérarchiser les différentes MAC dans le but d’atteindre rapidement une augmentation perceptible par les pêcheurs avec un coût minimum.

La mise en oeuvre du Plan d’Action Nécessaire (PAN)

Après avoir établi un plan de gestion piscicole au niveau du département et les moyens de sa mise en œuvre, la Fédération rédige le Plan d’Action Nécessaire (PAN) qui regroupe les MAC retenus (avec les financements associés) puis le propose aux AAPPMA. En Maine-et-Loire, Le PDPG finalisé en 2001 sera réactualisé en 2009.